portrait de Louis XIV

Le 

XVII e siècle

c' est , pêle - mêle :

 

 

 

-- Le pouvoir absolu 

--le château de Versailles 

--le classicisme 

--le théâtre antique remis à l'honneur 

-- la préciosité

--mais aussi l' inquisition et les bûchers 

-- les faux dévots

 

fontaine dans les jardins de Versailles

Versailles

la galerie des glaces

 

Boileau - Bossuet - Descartes - La Bruyère - La Fontaine - La Rochefoucauld - Mainard - Pascal - La préciosité - Mme de Sévigné -

Molière  - Corneille et Racine -

Boileau ( 1636 - 1711 )

esprit satirique , amoureux des Belles Lettres .

 

 

extrait de " Satires " VI ,ou l'on voit que les embarras de la circulation ne sont pas d'aujourd' hui :

Les embarras de Paris

En quelque endroit que j' aille , il faut fendre la presse

D' un peuple d' importuns qui fourmillent sans cesse .

L' un me heurte d' un ais , dont je suis tout froissé ;                        ais=planche ; froissé = meurtri

Je vois d' un autre coup mon chapeau renversé ;

Là , d'un enterrement la funèbre ordonnance ,

D' un pas lugubre et lent vers l' église s' avance ;

Et , plus loin , des laquais , l' un l' autre s' agaçants ,

Font aboyer les chiens et jurer les passants .

Des paveurs , en ce lieu , me bouchent le passage ;

Là , je trouve une croix de funeste présage ,

Et des couvreurs , grimpés au toit d' une maison ,

En font pleuvoir l' ardoise et la tuile à foison .

Là , sur une charette une poutre branlante

Vient menaçant de loin la foule qu' elle augmente ;

Six chevaux attelés à ce fardeau pesant

Ont peine à l' émouvoir sur le pavé glissant ;                                = l' ébranler

D' un carosse , en tournant , il accroche une roue ,

Et du choc le renverse en un grand tas de boue ,

Quand un autre à l'instant s'efforçant de passer

Dans le même embarras se vient embarrasser .

Vingt carrosses bientôt arrivant à la file

Y sont en moins de rien suivis de plus de mille ;

Et , pour surcroît de maux , un sort malencontreux   

Conduit en cet endroit un grand troupeau de boeufs ;

Chacun prétend passer ; l' un mugit , l' autre jure ;

Des mulets en sonnant augmentent le murmure ;

Aussitôt , cent chevaux dans la foule appelés

De l' embarras qui croît ferment les défilés ,

Et partout , des passants enchaînant les brigades ,                     = troupes à cheval

Au milieu de la paix font voir les barricades .

On n' entend que des cris poussés confusément :

Dieu pour s' y faire ouïr tonnerait vainement .                           = entendre

Moi donc , qui dois souvent en certain lieu me rendre ,

Le jour déjà baissant , et qui suis las d' attendre ,

Ne sachant plus tantôt à quel saint me vouer ,

Je me mets au hasard de me faire rouer ,

Je saute vingt ruisseaux , j' esquive , je me pousse ;

Guénaud sur son cheval en passant m' éclabousse ;                 = médecin réputé de l' époque

Sans songer où je vais , je me sauve où je puis .

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Bossuet  ( 1627 - 1704 )

 ou l' art oratoire d' un prélat

                                     portrait par Rigaud

Oraison funèbre pour la mort de Madame

    Considérez , Messieurs , ces grandes puissances que nous regardons de si bas ; pendant que nous tremblons sous leur main , Dieu les frappe pour nous avertir . Leur élévation en est la cause ; et il les épargne si peu qu' il ne craint pas de les sacrifier à l' instruction du reste des hommes . Chrétiens , ne murmurez pas si Madame a été choisie pour nous donner une telle instruction : il n' y a rien ici de rude pour elle , puisque , comme vous le verrez dans la suite , Dieu la sauve par le même coup qui nous instruit . Nous devrions être assez convaincus de notre néant : mais s' il faut des coups de surprise à nos coeurs enchantés de l' amour du monde , celui-ci est assez grand et assez terrible . O nuit désastreuse ! ô nuit effroyable où retentit tout à coup comme un éclat de tonnerre cette étonnante nouvelle : Madame se meurt ! Madame est morte ! Qui de nous ne se sentit frappé à ce coup , comme si quelque tragique accident avait désolé sa famille ? Au premier bruit d' un mal si étrange , on accourut à Saint - Cloud de toutes parts ; on trouve tout consterné , excepté le coeur de cette princesse : partout on entend des cris; partout on voit la douleur et le désespoir , et l' image de la mort . Le roi , la reine , Monsieur , toute la cour , tout le peuple , tout est abattu , tout est désespéré ; et il me semble que je vois l' accomplissement de cette parole du prophète : " Le roi pleurera , le prince sera désolé , et les mains tomberont au peuple de douleur et d' étonnement . " ( Ezéchiel , VII , 27 )

    Mais et les princes et les peuples gémissaient en vain : en vain Monsieur , en vain le roi même tenait Madame serrée par de si étroits embrassements . Alors ils pouvaient dire l'un et l' autre avec saint Ambroise : Stringebam brachia , sed jam amiseram quam tenebam : " Je serrais les bras , mais j' avais déjà perdu ce que je tenais . " La princesse leur échappait parmi des embrassements si tendres et la mort plus puissante nous l' enlevait entre ces royales mains . Quoi donc ! elle devait périr sitôt ! Dans la plupart des hommes les changements se font peu à peu , et la mort les prépare ordinairement à son dernier coup . Madame cependant a passé du matin au soir , ainsi que l' herbe des champs ; le matin elle fleurissait , avec quelles grâces , vous le savez : le soir nous la vîmes séchée .

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Descartes ( 1596 - 1650 )

connu pour son Discours de la Méthode ; son nom est à l'origine de l'adjectif " cartésien" . mais il s'est intéressé à la musique , la métaphysique , la philosophie , la physique .

 

Les quatre règles de la méthode

    Je crus que j' aurais assez des quatre ( préceptes ) suivants , pourvu que je prisse une ferme et constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer .

    Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle  ;      c' est-à-dire d' éviter soigneusement la précipitation et la prévention , et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute .

    Le second , de diviser chacune des difficultés que j' examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu' il serait requis pour les mieux résoudre .

    Le troisième , de conduire par ordre mes pensées , en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître , pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés , et supposant même de l' ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres .

    Et le dernier , de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales , que je fusse assuré de ne rien omettre .

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La Bruyère ( 1645 - 1696 )

connu essentiellement pour " Les caractères "

 

Les fausses dévotes

    La dévotion vient à quelques-uns , et surtout aux femmes , comme une passion , ou comme le faible d' un certain âge , ou comme une mode qu' il faut suivre . Elles comptaient autrefois une semaine par les jours de jeu , de spectacle , de concert , de mascarade ou d'un joli sermon ; elles allaient le lundi perdre leur argent chez Ismène , le mardi leur temps chez Climène , et le mercredi leur réputation chez Célimène ; elles savaient dès la veille toute la joie qu' elles devaient avoir le jour d' après et le lendemain ; elles jouissaient tout à la fois du plaisir présent et de celui qui ne leur pouvait manquer ; elles auraient souhaité de les pouvoir rassembler tous en un seul jour : c' était alors leur unique inquiétude et tout le sujet de leurs distractions ; et si elles se trouvaient quelquefois à l' Opéra , elles y regrettaient la comédie . Autres temps , autres moeurs : elles outrent l' austérité et la retraite ; elles n' ouvrent plus les yeux qui leur sont donnés pour voir ; elles ne mettent plus leurs sens à aucun usage ; et , chose incroyable ! elles parlent peu ; elles pensent encore , et assez bien d' elles-mêmes , comme assez mal des autres ; il y a chez elles une émulation de vertu et de réforme qui tient quelque chose de la jalousie ; elles ne haïssent pas de primer dans ce nouveau genre de vie , comme elles faisaient dans celui qu' elles viennent de quitter par politique ou par dégoût . Elles se perdaient gaiement par la galanterie , par la bonne chère et par l' oisiveté ; et elles se perdent tristement par la présomption et par l'envie .

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La Fontaine ( 1621 - 1695 )

connu essentiellement pour ses fables

 

Le loup et l' agneau

La raison du plus fort est toujours la meilleure :

Nous l'allons montrer tout à l'heure .

Un agneau se désaltérait

Dans le courant d'une onde pure.

Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure,

 Et que la faim en ces lieux attirait.

"Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage?

Dit cet animal plein de rage :

Tu seras châtié de ta témérité.

Sire, répond l'agneau, que Votre Majesté

 Ne se mette pas en colère ;

Mais plutôt qu'elle considère

Que je me vas désaltérant

Dans le courant,

Plus de vingt pas au-dessous d'Elle ;

Et que par conséquent, en aucune façon,

Je ne puis troubler sa boisson.

- Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,

Et je sais que de moi tu médis l'an passé.

-Comment l'aurais-je fait si  je n'étais pas né ?

Reprit l'agneau ; je tète encore ma mère

 -Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.

 - Je n'en ai point. -C'est donc quelqu'un des tiens :

Car vous ne m'épargnez guère,

 Vous, vos bergers et vos chiens.

On me l'a dit : il faut que je me venge."

 Là-dessus, au fond des forêts

Le loup l'emporte et puis le mange,

 Sans autre forme de procès.

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La Rochefoucauld 1613 - 1680 )

Maximes

    Nos vertus ne sont le plus souvent que des vices déguisés .

Les vertus se perdent dans l' intérêt , comme les fleuvent se perdent dans la mer .

Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions , si le monde voyait tous les motifs qui les produisent .

Le refus des louanges est un désir d' être loué deux fois .

La modération est une crainte de tomber dans l' envie et dans le mépris que méritent ceux qui s' enivrent de leur bonheur ; c' est une vaine ostentation de la force de notre esprit ; et enfin la modération des hommes dans leur plus haute élévation est un désir de paraître plus grands que leur fortune .

La clémence des princes n' est souvent qu' une politique pour gagner l' affection des peuples .

Cette clémence , dont on fait une vertu , se pratique tantôt par vanité , quelquefois par paresse , souvent par crainte , et presque toujours par les trois ensemble .

L' amour de la justice n' est , en la plupart des hommes , que la crainte de souffrir l' injustice .

Rien n' est plus rare que la véritable bonté : ceux même qui croient en avoir n' ont d' ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse .

Pendant que la paresse et la timidité nous retiennent dans notre devoir , notre vertu en a souvent tout l' honneur .

etc...etc...

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Mainard ( 1582 - 1646 ) poète .

Cloris 

 

Cloris , que dans mon coeur j' ai si longtemps servie

Et que ma passion montre à tout l' univers ,

Ne veux-tu pas changer le destin de ma vie ,

Et donner de beaux jours à mes derniers hivers ?

 

N' oppose plus ton deuil au bonheur où j' aspire .

Ton visage est-il fait pour demeurer voilé ?

Sort de ta nuit funèbre , et permets que j' admire

Les divines clartés des yeux qui m'ont brûlé...

 

Ce n'est pas d' aujourd' hui que je suis ta conquête :

Huit lustres ont suivi le jour que tu me pris ,

Et j' ai fidèlement aimé ta belle tête

Sous des cheveux châtains et sous des cheveux gris .

 

C' est de tes jeunes yeux que mon ardeur est née ,

C' est de leurs premiers traits que je fus abattu ;

Mais tant que tu brûlas du flambeau d' hyménée ,

Mon amour se cacha pour plaire à ta vertu .

 

Je sais de quel respect il faut que je t' honore ,

Et mes ressentiments ne l' ont point violé ;

Si quelquefois j' ai dit le soin qui me dévore ,

C' est à des confidents qui n' ont jamais parlé .

 

Pour adoucir l' aigreur des peines que j' endure ,

Je me plains aux rochers , et demande conseil

A ces vieilles forêts , dont l' épaisse verdure

Fait de si belles nuits en dépit du soleil .

 

L' âme pleine d' amour et de mélancolie ,

Et couché sur des fleurs ou sous des orangers ,

J' ai montré ma blessure aux deux mers d' Italie

Et fait dire ton nom aux échos étrangers .

 

Ce fleuve impétueux à qui tout fit hommage ,

Et dont Neptune même endura le mépris ,

A su qu' en mon esprit j' adorais ton image

Au lieu de chercher Rome en ses vastes débris .

 

Cloris , la passion que mon coeur t' a jurée

Ne trouve point d' exemple aux siècles les plus vieux ;

Amour et la nature admirent la durée

Du feu de mes désirs et du feu de tes yeux .

 

La beauté qui te suit depuis ton premier âge

Au déclin de tes jours ne te veut pas laisser ,

Et le temps , orgueilleux d' avoir fait ton visage ,

En conserve l' éclat et craint de l' effacer .

 

Regarde sans frayeur la fin de toutes choses ,

Consulte le miroir avec des yeux contents :

On ne voit point tomber ni tes lis , ni tes roses ,

Et l' hiver de ta vie est ton second printemps ...

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Pascal ( 1623 - 1662 )

 " Les Pensées "

 

 L'homme est un roseau pensant 

L' homme n' est qu' un roseau , le plus faible de la nature ; mais c' est un roseau pensant . Il ne faut pas que l' uniovers entier s' arme pour l' écraser : une vapeur , une goutte d' eau , suffit pour le tuer . Mais , quand l' univers l' écraserait , l' homme serait encore plus noble que ce qui le tue , parce qu' il sait qu 'il meurt , et l' avantage que l'univers a sur lui ; l' univers n'en sait rien .

Toute notre dignité consiste donc en la pensée . C' est de là qu' il faut nous relever , et non de l' espace et de la durée , que nous ne saurions remplir . Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale .

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La préciosité

Phénomène européen , elle est en France une des tendances de notre esprit et un phénomène social : poésie et littérature , mais aussi conversations galantes et raffinées dans les salons , affectation des tenues vestimentaires et des manières , jusqu'aux excès les plus ridicules . Molière s' en est moqué dans "Les Précieuses Ridicules " .

 

un sonnet précieux de Malleville :

 

Le silence régnait sur la terre et sur l' onde ,

L' air devenait serein et l' Olympe vermeil ,

Et l' amoureux Zéphyre , affranchi du sommeil ,

Ressuscitait les fleurs d' une haleine féconde ;

 

L' aurore déployait l' or de sa tresse blonde ,

Et semait de rubis le chemin du soleil ;

Enfin ce Dieu venait au plus grand appareil

Qu' il soit jamais venu pour éclairer le monde ,

 

Quand la jeune Philis au visage riant ,

Sortant de son palais plus clair que l' Orient ,

Fit voir une lumière et plus vive et plus belle .

 

Sacré flambeau du jour , n' en soyez point jaloux :

Vous parûtes alors aussi peu devant elle

Que les feux de la nuit avaient fait devant vous .

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Mme de Sévigné   ( 1626 - 1696 )

une riche correspondance pleine de verve et 

d' humour

Je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu' elle m' y mène , que par les épines qui s' y rencontrent .

 

L' hiver à Grignan

    Mme de Chaulnes me mande que je suis trop heureuse d' être ici avec un beau soleil ; elle croit que tous nos jours sont filés d' or et de soie . Hélas ! mon cousin , nous avons cent fois plus de froid ici qu' à Paris ; nous sommes exposés à tous les vents : c' est le vent du midi , c' est la bise , c' est le diable , c' est à qui nous insultera ; ils se battent entre eux pour avoir l'honneur de nous renfermer dans nos chambres ; toutes nos rivières sont prises ; le Rhône , ce Rhône si furieux , n' y résiste pas ; nos écritoires sont gelées , nos plumes ne sont plus conduites par nos doigts , qui sont transis ; nous ne respirons que de la neige ; nos montagnes sont charmantes dans leur excès d' horreur ; je souhaite tous les jours un peintre pour bien représenter l' étendue de toutes ces épouvantables beautés : voilà où nous en sommes . Contez un peu cela à notre duchesse de Chaulnes , qui nous croit dans des prairies , avec des parasols , nous promenant à l'ombre des orangers . ( février 1695 )

 

Le carrosse renversé

    L' archevêque de Reims revenait hier fort vite de Saint - Germain , c' était comme un tourbillon ; il croit bien être grand seigneur , mais ses gens le croient encore plus que lui . Ils passaient au travers de Nanterre , tra tra tra !  Ils rencontrent un homme à cheval , gare , gare !  Ce pauvre homme veut se ranger , son cheval ne veut pas ; et enfin le carrosse et les six chevaux renversent cul par - dessus tête le pauvre homme et le cheval , et passent par - dessus , et si bien par - dessus , que le carrosse en fut versé et renversé ; en même temps l'homme et le cheval , au lieu de s' amuser à être roués et estropiés , se relèvent miraculeusement , remontent l' un sur l' autre , et s' enfuient et courent encore , pendant que les laquais de l' archevêque et le cocher , et l' archevêque même , se mettent à crier : Arrête , arrête ce coquin , qu' on lui  donne cent coups !  L' archevêque , en racontant ceci , disait : Si j' avais tenu ce maraud - là , je lui aurais rompu les bras et coupé les oreilles .

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