"La chouette

La chouette me regarde, et pourtant c'est grand jour
Ses yeux figés brun sombre  un peu rieurs ou étonnés
La rumeur habituelle déborde des fenêtres closes
L'avenue livre son flot pressé d'ombres sans existence

Resserré, le cour dans son réduit de verre
Resserrés, les mots dans leurs gangues de doute
Resserrées, les images glanées au fil du temps
Resserrés, les désirs d'étreintes et de chaleur

Et puis comme une porte aux gonds trop bien huilés
Glissement progressif d'un moment à un autre
Tranquilles pas perdus et tranquille pâleur

Où se glissent mes yeux, ma voix et ma candeur
Il est des fois sans dieu qui sont comme des rêves
Où rien ne peut finir, où tout reste à venir

Didier Stampart
24/11/2000 "

merci Didier