La déprime

Qui n' a jamais déprimé ? mais si pour certains cela reste un état passager , pour d' autres c' est un état quasi - constant . Certains voudraient en sortir , d' autres s' y installent . Pour ceux qui voudraient en sortir , j' ai mis là mes réflexions , car j' ai bien connu cet état , autrefois . J ' espère ne blesser personne ; ce que je dis est ce que j' ai vécu !

1 - Connaître les mécanismes pour les déjouer

Tou d' abord je veux affirmer haut et clair qu' il n' y a pas de fatalité à être déprimé ; même si on a l' impression d' avoir toujours " été comme ça " , cela ne veut pas dire que ça doit continuer . Il y a des mécanismes entraînant la déprime : les connaître , c' est trouver le moyen de les enrayer .

Parmi ces mécanismes :

Le " bonheur " de la mélancolie , l' installation dans " son domaine " , les prisons auto-infligées / le besoin d' être cocooné / l' inertie / Le problème de l' identité ,  la peur de se perdre / la peur du " qu' en dira-t-on " ,  la peur de l' inconnu  /Le refus de ce qu' on ne peut changer , le " ressassage " / L ' erreur d' adversaire .

Le " bonheur " de la mélancolie : on s' installe dans cet état et on l' entretient en allant vers des choses en harmonie avec cet état : musiques tristes qui font pleurer par exemple . C' est aussi ce que j' appelle " l' installation dans " son domaine " , ou encore " les prisons auto-infligées " , choix qu' on fera d' autant plus si on subit des peurs ( voir plus loin ) .

Le besoin d' être cocooné : car cela correspond à un manque affectif , que lorsqu' on se plaint les gens viennent à vous pour vous écouter et vous consoler , du moins dans un premier temps ; parce qu' à la longue ils se lassent et l' on se retrouve plus seuls qu' avant .

L ' inertie : on est persuadés que rien ne peut changer .

les peurs de toutes sortes :

Le problème de l' identité et la peur de se perdre : en effet , si l' on a conscience d' avoir toujours été triste , on n' arrive pas à s' imaginer autre , et même cela nous effrait un peu de " se perdre " soi-même en changeant .

La peur de " qu' en dira-t-on " et de l' inconnu : imaginez que vous viviez avec une personne qui fait de votre vie un enfer ; et vous restez quand même . Pourquoi ? parce que vous craignez ce que les " gens vont dire " si vous partez ! vous craignez le jugement d' autrui . Vous craignez aussi la solitude , vous craignez l' inconnu .

Le refus de ce qu' on ne peut changer , le " ressassage " : tant que vous refuserez de voir l' évidence , que ce soit la perte de quelque chose ou quelqu' un , vous déprimerez , car rien ne peut changer l' histoire ni les évenements . Se buter là-dessus est un refus de voir la réalité en face . Il vous faut apprendre à faire des deuils . De même , vvous pouvez vous sentir traités injustement , mal aimés : ressasser cela ne sert qu' à vous enfoncer toujours plus profondément .

L ' erreur d' adversaire : et oui vous vous battez sans cesse en ressassant , mais pas contre le bon adversaire : vos vous battez contre votre vie , les autres , vos manques , croyant que ce sont eux les responsables . Ok , votre vie n' est peut-être pas rose , peut-être même est-elle très dure , et je me garderai bien de vous dire " mais non " car rien n' est plus injuste et agaçant . Mais , et là je dis des choses que vous savez : on peut être pauvre et démuni et heureux , comme riche à ne plus savoir que faire pour se distraire et mourir d' ennui !

Votre vrai adversaire est en vous : c' est lui qu' il vous faut combattre : changer votre vision des choses , à défaut de ne pouvoir changer les choses elles-mêmes ; et c' est possible ! comment ?

2 - Changer tout ça

Prendre conscience de ces mécanismes / La notion de détermination / Positif /Négatif  / Choisir les voix qu' on écoute  / Les associations d' idées .

Prendre conscience de ces mécanismes : sans prise de conscience , pas d' évolution possible .

La notion de détermination : il faut VOULOIR et vouloir fort , vouloir vraiment .

Positif / Négatif : Faites une colonne avec tout ce qui est négatif et vous traine vers le bas .

Imaginez le contre-pied de chacun de ces points noirs . Exemple :

* au lieu de ressasser : couper court !

* au lieu de passer son temps en introspection , regarder ailleurs :

vous ne pouvez pas imaginer le temps que vous passez à oublier de vous émerveiller de tout ce qui est beau dans la nature , autour de vous ; devenez curieux de tout , apprenez , découvrez , vous ne pourriez devenir une encyclopédie , même en passant votre temps à apprendre , c' est dire si vous n' aurez plus le temps de vous ennuyer , pour peu que vous deveniez curieux de tout .

Choisir les voix qu' on écoute : les réelles et les imaginaires , les extérieures et les intérieures .

* Ne laissez personne vous imposer quoi que ce soit . Ne vous préoccupez pas de ce que les autres pensent . Les autres n' ont pas le pouvoir de vous rendre heureux ? alors pourquoi auraient-ils celui de vous rendre malheureux ? laissez dire , soyez vous-mêmes .

* Mais sutout soyez attentifs aux voix interieures :

Sachez une chose : chaque fois que la déprime s' abat sur vous , semblant venir de nulle part , elle a en fait chaque fois une cause , même passée inaperçue à vos yeux : une parole , un souvenir , une impression , une odeur même ! à vous , quand la déprime arrive , de faire une pause et de chercher le point de départ ; et vous serez surpris de l' insignifiance du point de départ parfois , vous vous direz " c' était donc ça ! " ; après quoi vous vous sentirez rasséréné .

Les associations d' idées : exemple : vous déprimez brutalement , vous vous sentez mal aimé ; en réfléchissant , vous vous apercevez que vous venez d' approcher d' un groupe de personnes en discussion , et qu' elles ont cessé de parler à votre aprroche ; vous vous êtes imaginé aussitôt qu' elles disaient du mal de vous , ou qu' elles ne voulaient pas partager leur conversation avec vous . et voilà , c' est tout , c' est aussi bête que ça , sauf que vous n' avez pas réalisé le lien de cause à effet ; maintenant que vous avez appris à rechercher systématiquement la cause de tous ces mal-êtres qui vous assaillent , vous pouvez faire le lien , et vous pouvez rire de vous : car rien ne prouve vos impressions , peut-être ce groupe avait-il tout simplement fini son sujet , peut-être ils cessent de parler parce qu' ils n' ont plus rien en tête , peut-être ils parlaient pour ne rien dire , par ennui , et votre arrivée est une diversion heureuse !

3 - en conclusion

Ayez le réflexe : quel évenement a changé mon moral ?

Ayez la volonté : non , voix intérieure je refuse de t' écouter et à la place je décide de penser à quelque chose de gai

Forcez-vous à écouter des musiques gaies : au début vous n' en aurez pas envie , cela vous agace la gaieté ; mais vous finirez par apprécier ; ou des musiques qui élèvent l' âme , enthousiasment ; n' oubliez pas que notre esprit prend les couleurs de ce dont on le remplit !

Soyez ouvert vers l' extérieur : réapprenez à vous émerveiller et à découvrir ...

                                                    © JoelleBarn , 01/10/2001 .