Rêve

La rosée du matin n'est-elle pas belle
Lorsqu'elle enveloppe votre magnifique ombrelle,
Elle vous dessine à la fois gracieuse et étrange
Je ne sais pas si c'est vous ou bien si c'est un ange.
Je m'avance dans l'herbe tendrement arrosée
Foulant ce sol frêle que j'ai tant célébré,
Arrivé jusqu'à vous, je vous tourne le dos,
L'inconnu ou la peur me font écrire ces mots.
Je m'en vais doucement sans vous regarder,
L'espoir qu'un mot de vous me sera donné
Je quitte le pré, déçu, mais aussi content,
Je vous ai vu de mes yeux et c'est cela l'important.
En me réveillant de ce doucereux rêve
Votre image dans mon coeur attendri s'élève,
Elle restera gravée par des signes invisibles,
Madame, croyez-le, mon esprit en est ivre.
© Sébastien Nony. Le 27/07/2000

un grand merci à Sébastien pour ce texte plein de délicatesse !
arrière-plan : la femme à l' ombrelle de Monet .